La course

La connaissance de la technique et de la biomécanique de mouvements répétés et efficaces permet d’éviter des blessures. La course à pied provoque d’importants chocs trop souvent absorbés par les articulations supérieures du pied. L’onde de choc produite par chacune des foulées peut aller jusqu’à 7 fois le poids du corps lors de l’attaque du talon. Quelquefois, la mise en charge se fait à l’avant-pied et les structures du pied doivent absorber 4 fois le poids du corps.

Étant donné la composition osseuse du pied, nous remarquons la présence d’une quantité d’os plus grande sur la colonne médiane, permettant la propulsion et l’adaptation au sol. La colonne externe du pied est dessinée pour la stabilité et le centre de gravité s’y retrouve à l’attaque au sol ainsi qu’en position statique. Lors de la course il ne devrait pas y avoir un appui prolongé sur la colonne externe du pied, ceci entraînerait une diminution de l’efficacité, une perte de momentum, ainsi qu’une demande énergétique supérieure.

Un coureur mal chaussé s’expose à des risques non négligeables: perte de performance, usure hâtive de ses articulations, douleurs récurrentes aux genoux et au dos et augmentation du risque de blessures à la cheville et au pied.

La surface idéale pour pratiquer la course est habituellement sur les pistes d’athlétisme conçues dans un matériel de caoutchouc augmentant l’absorption des chocs. La course sur le gazon ou sur la terre est aussi à recommander. La majorité des coureurs pratiqueront toutefois leur sport sur une surface aussi dure et néfaste que les rues et les trottoirs.

Lors de l’impact du pied au sol, la force d’impact est aussitôt renvoyée aux articulations du pied, au genou et à la colonne vertébrale. Des chaussures et des semelles adaptées au sportif offriront une absorption adéquate tout en protégeant les articulations supérieures.

Dans le but de limiter la fatigue musculaire, il faut trouver le moyen d’augmenter l’efficacité des gestes moteurs. Il faut donc diminuer les moments de torsion et de passage du poids de l’extérieur du pied vers l’intérieur. Il faut surtout se pencher sur la phase de propulsion: l’avant du pied est en contact avec le sol 75 % du temps de contact au sol en tant que tel.

Les matériaux utilisés doivent avoir une meilleure résilience et une capacité de restitution et de propulsion. Ils se doivent d’être différents de ceux de l’arrière-pied qui eux sont absorbants.