Danse et gymnastique

Les mouvements de gymnastique varient d’un appareil à l’autre, il faut donc vérifier la mobilité des membres inférieurs, surtout la dorsiflexion de la cheville et du gros orteil pour permettre une absorption plus importante lors de l’attaque au sol et au moment de la réception.

Le cheval d’arçon nécessite entre autre des contractions explosives avec une impulsion rapide et efficace; la réception du saut demande une absorption et exige une flexibilité du tendon d’Achille; les jeunes athlètes peuvent se blesser à l’attache de ce tendon par des fractures de croissance, Apophysite de Sever.

Fréquemment, du fait des multiples rotations souvent dans le même sens, une asymétrie s’installe avec une torsion du bassin et une hyper-lordose. Il existe évidemment un ensemble de facteurs préventifs qui permettront à l’athlète de limiter son risque de blessure aux muscles et aux tendons inférieurs : préparation des muscles avant l’exercice, renforcement asymétrique spécifique de certains muscles, positionnement proprioceptif par support et biseaux.

Les gymnastes pratiquent en général leur discipline de façon intensive en suivant des entraînements de 3 à 6 heures et ce, jusqu’à 5 jours par semaine. Une telle demande exige que les muscles et les tendons se retrouvent en période de repos complet entre les séances d’entraînement. Une paire de chaussures avec des orthèses plantaires offrira un maximum de repos pour les articulations et les muscles. Lors de l’entraînement ainsi qu’aux compétitions, un chausson de chamois est accepté.

Il est conseillé de modifier le soulier si un problème persiste. Une étude effectuée sur 10 danseurs à qui nous avons demandé de porter des chaussures avec orthèses plantaires pendant l’heure du dîner et en calculant le confort et la fatigue en fin de journée a démontré que tous ceux qui avaient porté des orthèses plantaires ont pu terminer la journée sans fatigue ni douleur, ce qui n’était pas le cas auparavant.